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L’accessibilité des équipement sportifs : de l’exigence fonctionnelle à l’obligation éthique

accessibilité des équipements sportifsSport : l’accessibilité de tous les équipements pour tous.

Répondez à ces questions : Avez-vous déjà franchi le seuil d’un équipement sportif :
– avec des béquilles, un plâtre, une aide au déplacement ?
– une atteinte des membres supérieurs restreignant l’usage des bras et des mains ?
– ou simplement avec les bras chargés de matièriel ou d’équipement sportif ? en poussant un chariot, une poussette ?

Si vous avez répondu oui à au moins une de ces questions vous êtes concerné par les questions d’accessibilité des équipements sportifs.

Vous ne serez pas seul. On estime qu’en France 12 millions de personnes sont concernées par les questions d’accessibilité. Et chacun à un moment de sa vie peut-être temporairement affecté.

L’accessibilité des équipements sportifs nous concerne tous

L’accessibilité des équipements sportifs une exigence fonctionnelle et éthique

Il est d’usage de se gausser des questions d’accessibilité des équipements sportifs pour se plaindre d’une réglementation jugée excessive et tatillonne : a-t-on vu un arbitre en fauteuil roulant arbitrer un match de valides ? Pourquoi ces normes ? L’accessibilité ne doit pas être vue par le petit bout de la lorgnette. Pour l’ exploitants d’ERP il s’agit de permettre à tous les usagers de bénéficier des prestations offertes par les équipements dans des conditions normales de fonctionnement.

La question de la mise en accessibilité doit dépasser la mise en conformité à la loi. Elle doit être posée comme une exigence éthique. Au moment où on parle de sport santé, de retour à l’activité physique pour les seniors l’accessibilité des équipements est la condition du développement des activités les concernant.  Cela demande de ne pas se limiter aux obligations légales et d’adopter une stratégie d’amélioration continue pour qu’ils répondent à toutes les demandes, valides et non valides.

Labelliser pour donner de la visibilité aux équipements accessibles, valoriser les efforts de maîtres d’ouvrage

accessibilité des équipements sportifsCertivea et ICert ont mis en place deux labels pour les bâtiments à usage d’habitation et de logement. Le label Bac de ICert couvre aussi les ERP de catégorie 1 à 5. Ces deux labels s’appuient sur un socle commun : la réglementation. Ce qui leur donne beaucoup de similitudes. Tous les deux adoptent une démarche « usager », et ils intègrent des préconisations qui vont au-delà de la réglementation. Le label Certivea semble plus exhaustif que le label ICert. Tous les deux  offrent des outils de communication qui permettent au maître d’ouvrage de valoriser les efforts accomplis.

C’est principalement la manière de rendre visible l’accessibilité qui diffère. Certivea a choisi une approche globale (tous types de handicaps confondus). Les bâtiments sont notés A, AA ou AAA, dans laquelle AAA est la meilleure note tandis que ICert détaille l’accessibilité par type de handicap (6) par exemple concernant l’accessibilité aux accessibilité des équipements sportifspersonnes en fauteuil un sigle (un fauteuil) décliné en trois couleurs : vert : accessible, orange : accessible avec aide, rouge : inaccessible.

Rassemblées sur des sites d’information ces données doivent permettre aux usagers des équipements de connaître leur degré d’accessibilité et d’anticiper les éventuels problèmes qu’ils pourraient rencontrer pour y accéder.

Une affaire de bon sens

Cette labellisation a naturellement un coût . ICert et Certivea travaillent sur devis. ICert donne une fourchette de prix de 650 € à 1300 €. Au regard des bénéfices ces coûts semblent raisonnables. Car un label permet au maître d’ouvrage de réaliser un état des lieux, de définir avec un regard extérieur une démarche de progrès, de communiquer sur les résultats obtenus. Avec les labels l’accessibilité cesse d’être un problème technique et redevient une affaire de bon sens. De quoi a besoin l’usager en fonction de ses spécificités ? Comment répondre à ses demandes ? Comment faire pour que mon équipements réponde à mes objectifs de développement du sport pour tous et toutes en tenant compte de leurs besoins spécifiques ?

Il est à souhaiter que ces labels soient adaptés (pour ceux qui ne le seraient pas encore) et largement développés dans le monde du sport. Cela dépendra de la demande des usagers et surtout de celle des propriétaires d’équipements. Souhaitons qu’ils soient nombreux à prendre le chemin de la labellisation.

Manifeste pour un sport durable, éthique et responsable

Le sport durable est un sport qui s’inscrit dans la perspective du développement durable.

Il ne consiste pas à déconstruire le sport pour en recréer un nouveau. Il propose de le faire évoluer afin qu’il réponde aux besoins humains actuels sans compromettre les besoins des générations futures. Il s’inscrit dans une stratégie d’adaptation – de transition – de l’ensemble du secteur sportif vers une société plus durable.

La durabilité dans le sport

Le sport durable minimise les effets négatifs (environnementaux, sociaux et économiques) de ses activités et en favorise les aspects positifs.

Pour cela les activités sportives doivent être mises en œuvre de manière à :

·        Réduire les impacts environnementaux des activités sportives, notamment sur les éco systèmes et contribuer à la préservation de l’environnement

·        Encourager un monde juste, équitable et inclusif et promouvoir la durabilité sociale

·        Développer ses activités économiques dans le $respect des aspirations du développement durable

·        Apporter un héritage positif aux territoires qui accueillent et soutiennent ses activités.

Le sport durable implique une éthique de durabilité et de responsabilité

Le sport durable repose sur la volonté des acteurs sportifs de définir et d’assumer leur responsabilité sociétale. Celle-ci s’inscrit dans le cadre des valeurs du sport pour une société plus juste, humaine et inclusive.

Dans le même temps le sport durable soulève des enjeux nouveaux

Le sport durable n’est pas qu’une question de choix éthique et de volonté politique. Faire évoluer les évènements, les activités et les comportements demande de disposer des ressources nécessaires.

Qu’il s’agisse des transports, des consommations (énergies, services, matériels, équipements…) la capacité du sport à évoluer vers un sport durable dépend très étroitement de la disponibilité de produits et services eux-mêmes éco-conçus.

L’impact des sports dépend étroitement de la nature des activités, des milieux, de l’éco-conception des activités, du nombre de pratiquants. Comment spécifier à chaque cas les recommandations et obligations ?

Sur le plan social, les valeurs du sport constituent un socle de départ puissant mais leur mise en œuvre demande que l’on dépasse les affirmations de principe.

Si le sport génère une économie, des questions se posent sur la répartition des bénéfices et la manière dont ceux-ci peuvent constituer un levier de développement pour les territoires.

Lever les freins

A l’avenir quels devront être les chantiers prioritaires auxquels le sport durable devra apporter sa contribution ? Si la lutte contre le changement climatique, le recours à l’économie circulaire semblent devoir s’imposer les priorités sont encore à définir et à partager.

La complexité des enjeux, la difficulté à identifier des objectifs, le caractère expérimental des solutions, le coût de leur mise en œuvre font que ce sont principalement les acteurs les plus puissants qui sont à mêmes de se saisir de ces problématiques. Comment faire pour que l’ensemble du tissu sportif soit en capacité de faire évoluer pratiques et activités ?

Autant de questions qui demandent à être approfondies, objectivées et partagées. Agir, oui, mais pourquoi et comment ? L’incertitude entretient des freins à l’action.

Comment faire pour que les sportifs soient demandeurs de sport durable et responsable ?

La transition vers un sport durable demande que les initiatives des pionniers soient rejointes par la masse des pratiquants, que ceux-ci deviennent demandeurs de sport durable. Pour le moment si les sportifs sont sensibles aux valeurs du développement durable ces valeurs ne font pas encore partie des critères qui influencent le choix d’un sport, la participation à une manifestation, la sélection d’un mode de transport ou d’hospitalité.

Pour cela il faut continuer à sensibiliser les sportifs, se garder d’être moralisateur, être positif. Faire que le développement durable soit partie de « l’expérience sportive ». L’interdiction, les limitations, les sanctions ne peuvent pas être la seule approche.

Les démarches doivent être approfondies. Il faut aller plus loin que l’information, l’explication. Adopter des approches concrètes, sensibles, qui fassent appel à des émotions positives seules en mesure de faire évoluer durablement les comportements.

Cet article a été inspiré par la lecture d’un article de novethic.fr consacré au tourisme durable et en particulier par les propos de Guillaume CROMER (réseau Acteurs du tourisme durable) relaté par Ludovic Dupin ainsi que du document de consultation de l’AFNOR relatif au tourisme d’aventure.

Sport et économie circulaire : repenser l’avenir du sport

Sport et économie circulaire

Pour favoriser la transition vers un sport durable et responsable il est nécessaire de faire évoluer nos pratiques et comportements. Parmi les nouvelles approches, celle d’économie circulaire s’affirme comme une des plus prometteuses.
La fondation Hélène Mac Arthur a réalisé une vidéo qui en propose une approche claire et ludique.

Repenser l’avenir du sport

Bonne lecture !

Droit du développement durable : pour un pacte mondial pour l’environnement

Pacte mondial pour l'environnementAgir pour la planète : agir par le droit

Si une véritable diplomatie de l’environnement et du développement durable s’est mise en place à travers de nombreuses déclarations, conventions ou accords internationaux, il n’existe pas encore de droit mondial de l’environnement et/ou du développement durable. Continuer la lecture

Sport et RSE : partagez notre ambition

En 1995 le sport mondial se dotait d'un Agenda 21 du sport. La France adoptera le sien 4 années plus tard. Qui remet en cause ces documents et la place du sport dans ce mouvement aujourd'hui ? Même la dernière assemblée générale de l'ONU a fait une place au sport sur cette thématique.
Afficher des domaines d'action, des objectifs est une chose. Les mettre en oeuvre en est une autre.
Il est temps pour le sport de parler en terme de Responsabilite Sociale et Environnementale.
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